Solidarité | Les associations étudiantes se mobilisent pour aider leurs camarades

De nombreuses actions de solidarité sont nées dans le contexte d’une crise sanitaire qui impacte tout particulièrement le public étudiant. Pour aider leurs camarades, différentes associations étudiantes ont mis en place des actions de distribution de produits alimentaires et de première nécessité, dont l’Association Épicerie Sociale Solidaire Étudiante de Limoges (AESSEL).
Rencontre avec Kenza Derki, Vice Présidente Etudiante adjointe et Eline Zémiri, présidente de la Fédération territoriale LEA (Les Etudiants Associatifs du limousin).

 

Dès le nouveau confinement en novembre dernier les associations étudiante ont  mis en place un dispositif pour aider les étudiants de l’Université de Limoges. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 EZ : Ce dispositif s’adresse avant tout aux étudiants en situation de précarité financière mais aussi aux étudiants en détresse psychologique.
Nous distribuons des produits alimentaires, des produits d’hygiène et des produits favorisant l’accès à la culture.

Les acteurs principaux de l’initiative sont l’AESSEL (épicerie solidaire étudiante), la Fédération territoriale LEA (Les Etudiants Associatifs du limousin) avec plusieurs associations étudiantes (AESTL, AEMKL, AESIL, BRAKIAL, ALLER, OREIL, BDE ENSIL-ENSCI, BDE 3IL, ISF Limoges, Etutel, Campus à Cultiver) et la VPE adjointe chargée de la Vie Etudiante et de la CVEC, Kenza Derki.
Elle s’est organisée à la suite de la crise sanitaire : nous avons réalisé la nécessité d’aider les étudiants à supporter cette situation difficile et nous souhaitions leur apporter du soutien financier et humain à l’aide de ce projet.

Nous avons eu la chance de travailler avec différents partenaires depuis le début du projet et grâce à l’ampleur de celui-ci : Page et plume, Pharmacie de la Mazelle à Rilhac-Rancon, Bioderma et Engie.

KD : Il s’agissait vraiment d’une nécessité selon nous et tout a été très naturel. Chacun s’est mobilisé à son échelle avec son équipe comme il l’a pu pour un résultat époustouflant puisque pas moins de 11 associations se sont mobilisés et de nombreux partenaires nous ont épaulés.

 

Vos actions de solidarité ont attiré l’attention du grand public. Ainsi la Fondation partenariale a reçu un don du groupe ENGIE pour vous soutenir. Nous les remercions de ce geste généreux qui vous permettra de poursuivre vos efforts.
Comment s’organise la distribution des « kits d’urgence » en cette fin d’année universitaire et allez-vous poursuivre à la rentrée universitaire ?

EZ : C’est une chance incroyable que nous avons eue. Nous remercions énormément le groupe ENGIE pour ce don qui va nous servir à fournir des produits alimentaires et des produits d’hygiène et paramédicaux aux étudiants dans le besoin d’aide de ce type.

Les distributions des « kits d’urgence » s’organisent sur 4 campus différents afin de permettre la prise en charge d’un maximum d’étudiants : Campus Vanteaux, Croix Rouge, Laborie, Ester.

L’AESSEL fournit des produits contenus dans les kits par la banque alimentaire, assure la livraison et l’assurance des normes sanitaires et les associations étudiantes sur place distribuent aux étudiants bénéficiaires des kits.

Pendant les vacances scolaires l’AESSEL reprend ces deux distributions habituelles par semaine et dès la rentrée nous allons reprendre les distributions dans les différents campus bien évidemment.

KD : A notre sens, l’action se doit d’être pérenne tant qu’elle aidera des étudiants. La crise sanitaire a été un facteur aggravant pointant du doigt une difficulté financière existante depuis des années. Tant que les associations auront la force de se mobiliser et qu’elles seront soutenues dans ce sens, nous continuerons donc les distributions.

Au-delà de la distribution de « kits d’urgence »,  quelles d’autres actions sont mises en place par les associations étudiantes de l’Université de Limoges en cette période de crise sanitaire ?

EZ : La création de l’association Etutel est une action nécessaire et utile aux étudiants. Cela consiste à donner la possibilité aux étudiants d’être écoutés par d’autres étudiants.
Les différentes associations étudiantes ont généralement essayé de maintenir un lien humain à distance grâce à différentes plateformes (discord, instagram, facebook).

KD : Sur chacun des campus, les associations étudiantes, ont, à leur taille et à leurs pouvoirs mis en place des actions pour accompagner les étudiants.
Cette année extrêmement difficile pour chacun d’entre nous nous a montré la force d’engagement et de solidarité des étudiants entre eux mais aussi la créativité et la force de nouveauté que chacun a offert pour communiquer autrement.

 

Votre action solidaire, initialement prévu d’être temporaire, dure maintenant depuis plusieurs mois et continuera à la rentrée universitaire en septembre. Savez-vous combien d’étudiants vous avez pu aider ? Quels produits sont le plus demandés ?

KD : Pour pouvoir répondre au besoin, nous étions passé par les principaux concernés c’est-à-dire les étudiants. Nous avons seulement essayé de faire au mieux pour être représentatif.
En moyenne, 250 à 300 étudiants bénéficie de colis par semaine. Nous avons même eu un pic allant jusqu’à 500 personnes par semaine.

 

 

Merci Kenza et Eline d’avoir répondu à nos questions et bravo pour les actions que vous menez. 


Interview réalisée en mai 2021