Marc Giacomini : « Tout ce qu’on peut faire pour renforcer les liens entre l’université et les entreprises doit être entrepris. »


Pouvez-vous nous présenter la CCI Limousin en quelques phrases ? Quelles sont ses missions ? 

La CCI Limousin a schématiquement deux missions. La première, consiste en l’harmonisation des pratiques des CCI du Limousin. De telle sorte que le service apporté à toutes les entreprises du Limousin soit le meilleur dans toutes les parties du territoire. La seconde vise à établir les relations avec les collectivités territoriales et les services de l’état.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous investir pour la Fondation partenariale ?

Je n’imaginais pas que le monde consulaire de l’entreprise ne soit pas partenaire de l’université. Tout ce qu’on peut faire pour renforcer les liens entre l’université et les entreprises doit être entrepris. Les chambres de commerce sont quelque part les représentants des entreprises, car nous sommes élus par les chefs d’entreprises. Notre partenariat est donc un signe que les entreprises s’intéressent à l’université.  

Comment résumeriez-vous la collaboration qui vous unit à la Fondation partenariale ? Est-ce qu’il y a un projet que vous jugez prioritaire ?

Ce qui me plaît dans la Fondation partenariale est la création de chaire. Celles-ci sont soutenues et supportées par un certain nombre d’entreprises. Ce qui montre bien, ce que je viens de dire sur le lien entre ces deux entités : les entreprises expriment leurs besoins, l’université les siens, et les deux se rencontrent afin de faire et travailler ensemble.  

En quoi cette relation université-entreprise vous paraît-elle essentielle ?

Elle est essentielle au minimum pour deux raisons. La première est que l’université forme l’élite de demain, donc les personnes qui vont venir dans les entreprises et qui vont accéder à des postes de responsabilité. Plus tôt les jeunes seront familiarisés avec l’entreprise, mieux le transfert se passera. La deuxième raison, c’est que ce lien permet aux chefs d’entreprise d’exprimer leurs besoins. Cette relation permet donc d’anticiper les évolutions.  

Vous avez un parcours professionnel intéressant. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Je suis un « OVNI » dans le monde de l’entreprise, car j’ai débuté ma carrière dans l’armée. C’est vers mes 50 ans que j’ai bifurqué vers l’entreprise quand je suis entré au service d’élimination des déchets chez Véolia.  C’était l’époque du lancement du recyclage en France où il fallait apprendre aux gens le geste du tri. Par la suite j’ai aidé à relever une entreprise qui fabriquait des engrais organiques. Il y a une quinzaine d’années le Medef m’a demandé de m’investir à la chambre de commerce, c’est ainsi que je me suis retrouvé président de la CCI Limousin.  

Pouvez-vous nous donner trois qualités qu’il faut pour être président de la CCI Limousin ?

Quand vous dirigez quelque chose, la première des choses est d’être présent, parce que les gens ont besoin de vous voir et ils doivent savoir que vous êtes là. La deuxième qualité est d’être ouvert. Il ne faut pas avoir d’idées préconçues, parce que les idées peuvent venir de la Creuse, de la Corrèze, de la Haute-Vienne ou d’ailleurs. Nous sommes allés chercher des bonnes idées partout. La troisième c’est d’avoir un certain nombre de principes, et parmi ces principes il faut avoir le sens du service. On n’est pas là pour se servir, on est là pour servir.  

 

Jean Pierre Picot
Président de l’entreprise ID bio, spécialisée dans l’extraction d’actifs naturels


Jean-Pierre Picot : « Etre membre fondateur, c’est être une locomotive ».


Pouvez-vous nous présenter votre entreprise en quelques mots ?

J’ai créé l’entreprise ID bio en 1993. Elle fabrique des actifs et des extraits végétaux pour le milieu de la cosmétique. Depuis le début de l’année 2016 une autre entreprise, H2B, a été mise en place pour le développement, la fabrication et la commercialisation des matières premières pour le le domaine de la santé. Il y a donc deux activités dans le groupe : ID bio – matières premières cosmétiques, H2B – matières premières pour le diagnostic in vitro.

 

Qui sont vos clients ?

Des clients comme Sothys, l’Oréal, L’Occitane, le groupe LVMH, etc. Puis les entreprises de la région Aquitaine, comme par exemple Léa Nature. Et pour la partie diagnostic, ce sont des entreprises du type BioMérieux, qui fabriquent des tests de diagnostic in vitro. Un exemple simple : le kit qui permet de détecter votre groupe ou votre rhésus sanguin quand vous donnez votre sang contient des produits H2B.

 

Comment avez-vous eu l’idée de créer cette entreprise ?

J’étais à la Faculté des sciences avec Raymond Julien, professeur de biochimie, alors Président de l’Université de Limoges. Il m’a demandé de venir travailler avec lui sur la partie valorisation de déchets d’abattoir. A l’époque le sang des animaux abattus était rejeté à la rivière. Nous avons commencé à travailler sur le fractionnement du sang de l’abattoir en purifiant les différentes protéines. Comme les travaux ont évolués relativement bien, Raymond Julien a créé l’institut Bio-Limousin, avec comme président Jean Paufique, l’actuel patron de Silab. C’était dans les années 1979-84.

En 1984 Jean Paufique a créé l’entreprise Silab et m’a demandé de travailler avec lui. Puis en 1988, j’ai quitté Silab pour créer ma propre entreprise, Biodev.

ID bio vient donc de l’Université. Toutes les entreprises qui ont été créées autour des biotechnologies à Limoges, à Brive et dans l’ex-région Limousin sont des entreprises qui émanent de l’Université, plus précisément du laboratoire de biochimie de l’Université de Limoges.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous investir pour la Fondation partenariale en tant que membre fondateur ?

Jacques Christen, alors Directeur de l’AVRUL, avait repéré une petite équipe d’anciens de la profession qui devait absolument participer pour les biotechnologies à la création de la Fondation. Quand il m’a demandé, j’ai accepté, parce que je pensais que c’était intéressant. Et je ne le regrette pas, même si pour une entreprise comme nous, 15.000 euros d’apport financier, ce n’est pas neutre. Le fait de se retrouver comme fondateur, pionnier, m’intéresse, parce que cela permet aussi d’être une locomotive régionale.

 

Vous travailliez en partenariat avec le département Génie Biologique de l’IUT de Limoges.  Est-ce que cette coopération existe toujours ?

Oui, nous le faisons toujours et nous participons aussi au CVA (Centre de Valorisation d’ Agro-Ressources), créé par Philippe Bressollier de l’Université de Limoges. Je crois pouvoir dire qu’ID bio est sans doute la première entreprise à avoir eu un contrat de partenariat régulier avec l’Université de Limoges, dont l’IUT notamment.

 

Quel est plus précisément l’objet de cette collaboration ?

Il s’agit de R&D. Il peut y avoir des manipulations de mise au point, mais surtout de contrôle (qualité, produit fini et physico-chimique).

 

Faites-vous appel à des étudiants pour les recrutements ?

Bien sûr ! A ID bio, sur la trentaine de salariés, un tiers est issu de l’IUT avec, pour certains d’entre eux, des poursuites d’études allant jusqu’au doctorat. Nous avons aussi des collaborations avec la Faculté de Pharmacie, le LCSN et d’autres composantes de l’Université.

 

En quoi la relation entre entreprise – université – fondation vous paraît-elle essentielle aujourd’hui ?  

Je dirais qu’il y a 30 ans, les universitaires ne voulaient pas collaborer avec les entreprises, parce qu’ils ne voulaient pas être jugés sur leurs travaux. Et les entreprises ne voulaient pas non plus des universitaires, parce qu’ils trouvaient qu’ils n’étaient pas assez réactifs. J’avais l’impression que l’Université était le savoir, et l’entreprise plutôt la finance. Je pense que justement des gens comme Philippe Bressollier nous ont fait changer d’avis. Nous avons construit des projets ensemble et pu avoir une réactivité immédiate.

Ce partenariat avec la Fondation… c’est de l’emploi, de la technique, du business, mais aussi une façon d’aider au financement de l’Université pour continuer à innover et être performant. Je pense qu’il y a eu une compréhension mutuelle et que nous sommes un peu pionniers – à Limoges en tous cas.

Nicolas AUQUE
Directeur exécutif en charge du Service Client et du Groupe Cm@BANQUE - Caisse d’Epargne et de Prévoyance d’Auvergne et du Limousin


Nicolas Auque : « Le lien entre les universités et les entreprises est fondamental. »

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Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ?

La Caisse d’Epargne d’Auvergne et du Limousin (CEPAL), ce sont 1350 collaborateurs, repartis sur l’Auvergne et le Limousin, avec des agences, localisées aussi bien en milieu rural qu’urbain. Nous proposons des services aux particuliers, mais également aux entreprises et aux professionnels.

 
Quel poste occupez-vous dans cette entreprise et comment se présente votre quotidien ?

Je suis en charge du service client et des entités qui gèrent les clients à distance (le Groupe Cm@BANQUE), notamment l’agence pour les clients qui sont à l’étranger. Je suis comme mes clients, je suis très mobile, partageant mon temps entre Limoges et Clermont Ferrand, les deux sites sur lesquels sont basées mes équipes.

 
Faites-vous appel à des étudiants ? A quelles formations est-ce que vous vous adressez ?

La CEPAL accueille chaque année de nombreux stagiaires. Elle recrute, par ailleurs, près de 70 alternants qu’elle s’engage à professionnaliser et accompagner au mieux dans leur apprentissage. En termes de formations, c’est très varié. C’est aussi bien des BTS banque, que des licences pro banque ou des masters. 

 
Qu’est-ce qui vous a poussé à vous investir pour la Fondation partenariale en tant que fondateur mécène ?

J’ai fait une partie de mes études aux Etats-Unis où il y a un lien important entre le monde des universités et les entreprises. Pour moi c’est quelque chose de fondamental.

 
En quoi cette relation université-entreprise vous paraît-elle essentielle ?

Il faut que l’échange se fasse dans les deux sens et qu’il y ait un apport des deux côtés. Les entreprises apportent nécessairement l’emploi ou alors des fonds pour pouvoir financer des chaires. Et l’Université peut apporter du savoir, des chercheurs, des étudiants et surtout de nouvelles idées.

 
Vous êtes non seulement membre fondateur, mais aussi donateur pour soutenir la chaire « E-santé, bien-vieillir et autonomie ».  Si vous deviez qualifier cette chaire, en peu de mots, que diriez-vous ?

La Caisse d’Epargne est une entreprise coopérative qui s’implique dans de nombreux projets et soutient particulièrement les thématiques de l’emploi et de la solidarité. Dans ce cadre, nous avons une vraie volonté de nous engager dans la recherche sur la rupture d’autonomie. A travers cette chaire nous espérons mieux comprendre comment gérer cette rupture d’autonomie, car la domotique est une vraie capacité de pouvoir laisser plus longtemps les gens chez eux et donc les conserver en meilleure santé. C’est un vrai sujet d’actualité.


Vous êtes ancien étudiant de l’Université de Limoges ? Qu’est-ce qui vous a marqué ? 

Je garde le souvenir de la qualité des savoirs enseignés. Quand j’ai continué mon cursus après mes études à Limoges (Tours puis un Master à HEC), j’avais déjà les savoirs. L’Université de Limoges, c’est également le travail collectif. J’ai, en effet, appris la culture du collectif via mon implication dans les différentes associations / juniors entreprises de l’Université de Limoges.

 

Pascal RATINAUD
Rédacteur en Chef du Populaire du Centre et Représentant de la Fondation Varenne

          

Pascal Ratinaud : « Nous avons des rapports cordiaux avec l’Université de Limoges »

 


Pouvez-vous nous présenter la Fondation Varenne, ses activités et missions ? Comment cette Fondation est-elle liée au Populaire du Centre ?

La Fondation Marguerite et Alexandre Varenne œuvre pour la promotion et la valorisation des métiers du journalisme. Elle est reconnue d’utilité publique depuis 1988. Ses missions : l’appui au journalisme, avec le prix Varenne notamment, l’éducation aux médias, avec de nombreuses actions avec le monde de l’éducation, et la diffusion de la connaissance et des idées. Le Populaire du Centre fait partie du groupe Centre-France, dont l’actionnaire majoritaire est la Fondation Varenne.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous investir dans la Fondation partenariale de l’Université de Limoges ?

 Les deux dernières missions, à savoir l’éducation au journalisme et la diffusion des connaissances et des idées, sont les raisons de notre investissement dans la Fondation partenariale de l’Université de Limoges. La Fondation Varenne contient par ailleurs en son sein une association loi 1901, l’Institut Universitaire Varenne présidé par Jean-Pierre Massias, professeur de droit public à l’Université de Pau dont l’objet est de promouvoir la diffusion des connaissances sur trois thématiques : Démocratie, Paix et Presse. 

Quels sont vos rapports avec l’Université de Limoges ?

Nous avons des rapports que l’on peut qualifier de cordiaux avec l’Université de Limoges. Nous avons aussi des rapports de partenariat (diffusion de notre quotidien sur les campus, création d’un supplément spécial depuis trois ans pour le festival culturel, partenariat d’image avec Fausse Une pour la Nuit Européenne des Chercheurs, etc.). Enfin, l’éducation aux médias nous guide beaucoup vers des primaires, collégiens et lycéens, et aussi le monde étudiant.

Faites-vous appel à des diplômés de l’Université dans votre structure ? Si oui, de quelles formations sont-ils issus ?

Il nous est arrivé parfois, sur demande de leur part et après étude de leur CV, de prendre des étudiants en stage au Populaire du Centre, spécifiquement parce qu’ils allaient intégrer une école de journalisme.

 

Quel est votre parcours professionnel ?

Je suis rentré dans la profession par la petite porte, en qualité de pigiste. C’était encore l’époque où il n’était pas d’une nécessité absolue de faire une école de journalisme pour entrer dans la profession. J’ai été titularisé en 1988. J’ai commencé au service des sports de La Montagne à Limoges pendant huit ans, avant d’être muté à Brive. En, 1998, je devenais chef d’agence adjoint, puis chef d’agence en 2004. J’ai ensuite pris en 2011 la responsabilité de directeur régional des éditions du Limousin (Creuse, Corrèze Brive et Corrèze Tulle-Ussel), toujours pour La Montagne. J’ai été nommé rédacteur en chef du Populaire en janvier 2014.

Vous occupez le poste de rédacteur en chef au Populaire du Centre. Pourriez-vous nous décrire votre métier en quelques phrases ? Quelles qualités vous semblent indispensables pour faire ce métier ?

Le rédacteur en chef doit être celui qui impulse les grandes idées, la ligne éditoriale, les choix retenus. Il décide notamment de la Une, vitrine du journal. Il coordonne le travail multimédia (papier et web).

Pour faire le métier de journaliste, hors toutes les techniques que l’on apprend et les viatiques indispensables (la constitution d’un carnet d’adresses par exemple), il faut être curieux, être doté d’une bonne culture générale et il faut « aimer » les gens car vous n’obtiendrez pas leur confiance si vous n’avez pas un minimum d’empathie.  

Françoise BEZIAT
Directrice de la Fondation Jacques Chirac


Françoise Béziat : « Ce qui nous a poussé à nous investir à la Fondation partenariale, c’est le côté recherche, innovation et technologie. »


Pouvez-vous nous présenter la Fondation Jacques Chirac, vos missions, projets et votre histoire ?

Jacques Chirac, alors jeune député de la Corrèze, s’est intéressé au problème du handicap quand il a vu des jeunes handicapés dans les fermes sur le plateau des Millevaches, sans prise en charge adaptée dans des structures éducatives et pédagogiques convenables. En tant que député de la Corrèze, il a donc mis en place des choses concrètes, c’est-à-dire des centres pour des enfants handicapés. En 1971, le premier centre d’accueil a ouvert à Peyrelevade. C’était le début de la Fondation Jacques Chirac. 
L’objet social de la Fondation est l’accompagnement des personnes handicapées du plus jeune âge, jusqu’à la fin de vie. La Fondation gère des établissements, par ses services, mais également par son conseil scientifique. Nous essayons donc de faire changer le regard de nos concitoyens sur le handicap et de travailler sur l’inclusion sociale.  Dans nos actions nous souhaitons œuvrer pour une ouverture sur la vie ordinaire, dans le domaine du sport, du travail et de l’éducation par exemple.

 

Faites-vous appel à des étudiants pour vous soutenir ou peut-être pour des stages ou de l’alternance ? Si oui, quel profil recherchez-vous ?

Nous faisons appel à notamment trois profils d’étudiants. Les étudiants en médecine, par exemple, car nous avons un projet intéressant avec l’hôpital d’Ussel qui porte sur une analyse d’une cohorte de personnes handicapées. Une étudiante de Limoges sera en charge de ce projet. Nous avons également la possibilité de prendre en stage des étudiants qui font des masters de gestion d’établissements médico-sociaux à l’IAE. Et puis des étudiants en psychologie qui assistent nos psychologues.  

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous investir pour la Fondation partenariale en tant que membre fondateur ?

C’est le côté recherche, innovation, technologie. Par ce partenariat avec la Fondation partenariale, nous avons voulu montrer que nous étions capables, au même rang que de grandes entreprises plus connues, d’être acteur dans ce type de dispositif.

 

En quoi cette relation entre les deux fondations vous paraît-elle essentielle ?

C’est d’abord une grande famille, parce que c’est le Limousin. C’est également une relation entre la jeunesse, l’université, et ce milieu rural, qu’on dit souvent vieillissant. Et c’est aussi ce côté modernité, recherche et innovation. 

 

Pouvez-vous nous dire trois qualités qu’il faut avoir pour exercer votre métier ?

Ma formule magique, c’est le « Chirac spirit ». Trois qualités qui donnent de la force, de la robustesse et de la pérennité dans toute action, à savoir la compétence, la persévérance et l’humanisme.

Luc TABARY
Directeur « Concessions, Eau, Environnement, Territoires » de l’Unité de Production Centre d'EDF


Luc Tabary : « L’université est un vivier formidable de jeunes talents, un moteur clef du développement de la recherche et de l’économie »


Pouvez-vous nous présenter votre rôle chez EDF ?

Notre unité gère la partie production hydraulique* d’EDF au périmètre du massif central ainsi qu’en Bretagne et en Normandie. Il faut savoir qu’EDF est le premier hydraulicien européen, avec environ 450 centrales barrages et plus de 600 barrages hydrauliques. Directeur de la concession eau, environnement territoire, une équipe de x personnes travaille à mes côtés pour assurer la gestion de l’environnement au sens large en lien avec notre activité. Cela comporte, entre autres, l’environnement aquatique, l’environnement terrestre, le multi-usages de l’eau à travers l’irrigation ou les activités de loisirs sur les retenues d’eau ou encore, les projets qui contribuent au développement du territoire autour des barrages. A ces activités, s’ajoutent celles liées à l’exploitation des concessions hydroélectriques : à titre d’exemple, nous veillons à maintenir un haut niveau de qualité environnementale durant la réalisation de gros travaux sur les aménagements ; nous assurons également la relation concédant – concessionnaire avec l’Etat, propriétaire des aménagements de plus de 4,5MW.  

 * L’hydraulique est la première de nos énergies renouvelables en France ; 7% de la production d’électricité d’EDF est assurée par l’hydraulique (chiffres 2015) 


Faites-vous appel à des étudiants pour des stages ou de l’alternance ? Si oui, quel profil recherchez-vous ?

Nous faisons ponctuellement appel à des étudiants, qui présentent notamment des profils « environnement ». Les installations hydrauliques sont situées au cœur de milieux naturels, pour certains exceptionnels et en zone Natura2000. Nous sommes ainsi intéressés par des profils spécialisés dans la « gestion de l’eau » au sens partage de l’eau, la connaissance des milieux aquatiques et terrestres ainsi que des questions sédimentaires.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous investir pour la Fondation partenariale en tant que fondateur mécène ?

Deux ressorts nous ont poussés à nous rapprocher de l’Université de Limoges : d’un côté, la volonté de renforcer nos liens avec le territoire ; de l’autre, de contribuer au rayonnement de la culture scientifique.

Historiquement, EDF est une entreprise ancrée dans les territoires où elle est implantée et soucieuse de tisser des liens forts et de proximité avec ses acteurs locaux. Pour cela, l’université est un vivier formidable de jeunes talents, un moteur clef du développement de la recherche et de l’économie. EDF est une des rares entreprises qui dispose d’un secteur R&D avec plus de 1500 chercheurs. C’est donc tout naturellement que nous saisissons toutes les opportunités pour véhiculer et encourager la culture scientifique.

 

Vous êtes investi dans la chaire « Grandes retenues et qualité des eaux » avec le GRESE (Groupement de Recherche Eau Sol Environnement). Si vous deviez qualifier cette chaire en quelques mots, que diriez-vous ?  

L’objet de cette chaire est d’unir l’énergie collective – à la fois d’EDF et du GRESE – et leurs forces pour améliorer la connaissance de la qualité des cours et des plans d’eau, pour progresser dans leur gestion opérationnelle sur notre territoire, en particulier sur le territoire du bassin de la Dordogne et du bassin de la Vienne.